Célébrations du 14 juillet 2009

C’est chez lui, dans sa résidence de Zebbug que Monsieur Daniel Rondeau, Ambassadeur de France à Malte, a tenu à célébrer la fête nationale. Les invités ont pris place dans les jardins de la résidence, pour l’occasion décorés aux couleurs de la République. Parmi ces invités, on comptait de nombreux ministres, ambassadeurs, représentants du parlement ainsi que du clergé.
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- M. l’Ambassadeur, entouré de M. George Abela, Président de la République de Malte et de M. Lawrence Gonzi, Premier Ministre, a ouvert les festivités en prononçant un discours en français puis en anglais, dans lequel il a, entre autres choses, évoqué la beauté et l’hospitalité environnante, qui font de Malte un pays où les Français se sentent chez eux. En réponse à cette allocution, M. le Président Abela a rappelé les liens forts, passés et présents, qui lient Malte et la France.
- A l’issue de ces discours, c’est à La Banda San Filep (St. Philip Band Club) de Zebbug qu’est revenu l’honneur de jouer les hymnes français, maltais, et européen.
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- La soirée, loin d’être terminée, s’est poursuivie avec la décoration de M. Claude Busuttil au rang de chevalier de l’ordre des Arts et des Lettres. (lire l’article).
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- Enfin, un film préparé par M.Charles Xuereb a été projeté sur écran géant, montrant une interview de M. Rondeau ainsi que des photos des évènements qui ont marqué sa première année en tant qu’Ambassadeur.
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- Toute la soirée s’est déroulée dans une ambiance très conviviale, célébrant ainsi non seulement la fête nationale française, mais aussi l’amitié franco-maltaise.
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Discours de M. Daniel Rondeau, Ambassadeur de France à Malte :

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- «  C’est un immense plaisir pour moi et pour Noëlle de pouvoir ce soir vous accueillir tous à la Résidence. C’est aujourd’hui mon premier 14 juillet en tant qu’ambassadeur de France. Cela fera bientôt un an que je suis ici, à Malte. Je me souviens bien sûr de mon arrivée. Ce qui m’avait surpris, c’était de me sentir tout de suite chez moi, comme si j’étais à la maison. Je suis sûr que beaucoup de mes compatriotes comprennent ce que je veux dire.
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-  Pourquoi, comment, nous Français, pouvons nous, nous sentir chez nous, ici, sur cette île au cœur de la mer et du temps. Il y a une première explication : l’hospitalité, la gentillesse, l’art de vivre des Maltais. Tout cela est bien réel et nous avons la chance d’avoir trouvé ici de nouveaux amis. Deuxième explication : la beauté. Elle est partout. Dans les rues de la Valette, dans celles de Zebbug ou de Mdina, sur le rivage, sur les quais de Grand Harbour, sur les falaises de Dingli ou dans la lande qui entoure la chapelle Saint Dimitri, à Gozo. Cette beauté doit beaucoup aux hommes, qui depuis la nuit de l’histoire, ont habité cette île. C’est leur héritage. Il s’inscrit dans un héritage méditerranéen, qui a toujours eu le sens de la mesure et de la nature.
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-  Si un Français comme moi se sent bien à Malte, c’est aussi parce que Malte est un pays très européen. Au temps des chevaliers, c’était l’Europe avant l’Europe. Dans l’Europe, il y a la France. Et la France est restée là, bien vivante, à Malte, pendant plusieurs siècles. La géographie contemporaine de Malte s’en souvient. Les noms portent la mémoire de cette présence. Valletta, Senglea et ici-même, Zebbug, que certains continuent d’appeler Cita Rohan.
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-  La France est présente en Méditerranée, depuis le règne de Saint Louis qui avait construit un port sur la mer (Aigues-Mortes). Les croisades, le commerce (notamment grâce à la très ancienne chambre de commerce de Marseille), le nombre important de Français dans l’Ordre de Malte, des intérêts constants au Levant, le rêve égyptien de Bonaparte, l’attirance des écrivains français pour l’Orient, la colonisation française du Maghreb et la présence en France de plusieurs millions d’immigrés venus de l’autre rive nous ont appris, malgré les conflits, malgré les guerres, à connaitre et à aimer, plus que d’autres peut-être, ce bassin méditerranéen dont nous sommes tous les enfants.
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-  J’ai parlé d’immigration. En arrivant à Malte, le premier jour de mon arrivée, j’ai découvert la tragédie des boat-people en Méditerranée et j’ai tenté de la faire connaître. Le monde entier va connaître dans les prochaines décennies des déplacements de population de plus en plus importants. La France a décidé de ne pas laisser Malte affronter seule les conséquences d’une tragédie dont les Maltais ne sont en aucun cas responsables. Nous avons donc décidé d’accueillir une centaine de réfugiés. C’est un acte symbolique qui s’adresse à nos amis de Malte, et à nos amis européens. C’est un acte de solidarité européenne. Nous espérons que cette solidarité va pouvoir continuer et s’élargir.
-  Malte a un grand rôle à jouer, en raison de sa position symbolique, de son histoire incroyable, et de son dynamisme. Il ne faut jamais sous-estimer l’importance des symboles. Autrefois habitée par les Phéniciens et des Juifs, conquise par les Normands puis les Arabes, au temps des chevaliers, Malte n’a jamais été en dehors de l’histoire, mais toujours sur une ligne de front et d’échanges, et dans une tradition abrahamique.
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- Vous avez une vocation de terre de dialogue. Dialogue entre les cultures, entre les deux rives, entre les trois religions du Livre. Sachez que c’est pour nous Français, et pour moi en particulier, un honneur et une joie de chaque jour, de travailler avec vous pour défendre des idées qui nous sont chères et que nous partageons. »
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Dernière modification : 05/04/2010

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