Exposition "Le Casque et la Cité" [en]

A l’occasion du 450ème anniversaire de la pose de la 1ère pierre de La Valette l’ambassade de France et le centre d’interprétation des fortifications The Fortress Builders vous invitent à découvrir l’exposition de José-Maria Ovejero "Le Casque et la Cité" du 19 avril au 30 juin.

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Lieu :
centre d’interprétation des fortifications The Fortress Builders, St Mark street, La Valette

Ouverture :

  • lundi, mercredi et vendredi de 10h à 16h
  • mardi et jeudi de 10h à 19 h
  • samedi de 9 h 30 à 13h
LE CASQUE ET LA CITE Malte et ses Chevaliers

Cette exposition est dédiée au Grand Maitre Français Jean Parisot de La Valette qui, a soixante treize ans, après avoir résisté avec sept cent chevaliers, trois mille soldats maltais et cinq mille mercenaires lors du Grand Siège de 1565 contre trente mille soldats de l’armée de l’Empire Ottoman, fit construire la ville fortifiée de La Valette il y a quatre cent cinquante ans.

A Malte, devant les tours, les remparts, les palais, la splendide cathédrale Saint Jean et les colossales fortifications où pendant des siècles les pêcheurs ont cherché abri, comment ne pas évoquer l’Ordre des Hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, de Rhodes et de Malte à l’origine de la plupart de ces constructions austères ou baroques ? Ce puissant lien de pierre entre Malte et ses Chevaliers, José-Maria Ovejero l’ a symbolisé par l’œuvre intitulée « Le Casque et la Cité » .

Travaillés avec un bambou taillé en pointe et un gros pinceau en poils de renard, les dessins de José-Maria Ovejero sont forts et éclatants. Les traits irréguliers et vibrants. Dessinés à l’encre de chine noire ou de couleur, rehaussé parfois d’acrylique, les coloris sont vifs et le blanc utilisé en larges surfaces, renforce leur intensité.

Ses grands dessins sont porteurs d’un rêve de chevalerie, d’une épopée qui perdure au-delà du Moyen Age dans une action courageuse, protectrice et hospitalière. Le chevalier rêvé, le chevalier énigmatique, enfermé dans son armure d’acier, semblable à un insecte géant, le chevalier aux étendards et le chevalier et son double à l’orée du labyrinthe architectural symbole des multiples fortifications à défendre, tous sont là, mystérieux. Dans une perspective impressionnante, les âmes des chevaliers et Grands Maîtres morts se dressent sur les pierres tombales de la cathédrale Saint Jean. Ils rendent hommage au célèbre courage des combattants de l’Ordre. Ils sont les gardiens éternels de l’archipel aux eaux de cristal offert par Charles Quint à l’Ordre.
En effet après avoir été chassé de Rhodes avec les honneurs de la guerre par Soliman le Magnifique ils vécurent une errance de sept ans. Dans « La Vierge et la Sirène » les chevaliers après avoir affronté les vagues monstrueuses et les chants lascifs, arrivent à Malte sous la protection de la Mère du Christ. Ce don de la couronne d’Espagne est symbolisé dans « Les clefs de la Citadelle » où l’œil et l’oreille de la tour de guet soulignent leur rôle protecteur et défensif. « Le faucon et l’Ecuyer » évoque l’oiseau de proie que l’Ordre envoyait chaque année à Charles Quint pour la chasse royale.

De Malte, où ils construisirent un ensemble architectural exceptionnel, ils devinrent des hommes de mer, et leurs galères battant pavillon rouge incrusté d’une grande croix blanche, parcoururent la Méditerranée faisant la chasse aux pirates barbaresques preneurs d’esclaves ou portant secours à des villes chrétiennes attaquées par les Ottomans. Il arriva aussi qu’ils firent des prises très importantes, tel le magnifique navire du Grand Eunuque du Sultan, nommé « La Sultana » ayant à son bord une femme d’une sublime beauté couverte de bijoux.

La grande œuvre Hospitalière, à l’origine de la fondation de l’Ordre en Terre Sainte et toujours d’actualité après neuf cent ans, s’exprime dans plusieurs dessins. Dans « Secourir et Soigner », devise de l’Ordre de Malte, dès l’aube, sous les feux du soleil levant des chevaliers aident sur une route un homme blessé. Entre imaginaire géographique et symboles bibliques, le grand Hospital de Malte dans « La Croix et la Guérison » apparait sous une voute céleste où s’incrustent les célèbres Eve d’Autun et les Rois Mages. Evoquant les récits de l’Ancien et du Nouveau Testament, ils planent au dessus des souffrances terrestres soulagées par les frères hospitaliers. Ils rappellent l’omniprésence de la Foi Chrétienne de l’Ordre.

« Le Chevalier Gisant », vit son dernier voyage mystique entre Ciel et Terre, entre azur marin et azur cosmique, face aux murailles maltaises qu’il a érigé.

Texte de Chantal Mariscal

José-Maria Ovejero

Site officiel

Français de parents espagnols, né à Manille aux Philippines, vit à Paris et a fait de nombreuses expositions en France et à l’étranger, notamment au Centre Georges Pompidou, à l’Orangerie du Sénat, à la Cliff Dwellers Foundation de Chicago aux Etats Unis et à Manille aux Philippines.

En l’An 2000, année de la Culture de la Paix, il expose sur le thème « Arbre de Paix » au Musée San Agustin de Manille classé sur la liste du Patrimoine Mondial de l’U.N.E.S.C.O. Cette exposition a été reprise en 2005 au Sénat en France exposition visitée par 12 000 visiteurs.

Pendant plusieurs années ses œuvres sur le thème « Les Chevaux du Ciel » ont été exposées au Musée du Cheval Vivant aux Grandes Ecuries de Chantilly.

Certains dessins de sa série « Paris Fantasmagorique » sur la beauté architecturale et statuaire de Paris et Versailles ont été acquis par le Musée Carnavalet, le Cabinet du Maire de Paris et le Centre National d’Art Contemporain.
Il a découvert Malte lors d’une de ses expositions au Théatre Manoël.

Dernière modification : 09/04/2016

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