Histoire

Historique

IXème siècle avant J.C. : Colonie phénicienne.

�736 avant J.C. : L’archipel est occupé par les Grecs.

�VIème siècle avant J.C. : Domination de Carthage.

�218 avant J.C. : Domination romaine.

�60 après J.C. : Christianisation par Saint-Paul.

�870 : Invasion arabe.

�1090 : Conquête normande.

�1530 : Charles Quint accorde Malte à l’ordre des Hospitaliers de Saint-Jean-de-Jérusalem chassé de l’île de Rhodes par les Turcs en 1522. Les Hospitaliers prennent alors le nom de Chevaliers de Malte.

�1798 : Napoléon s’empare de Malte mais doit se retirer deux ans plus tard.

�1814 : Malte devient colonie britannique.

�1947 : Malte obtient d’être auto gouvernée mais demeure colonie britannique.

�21 juillet 1964 : Malte proclame son indépendance et devient membre du Commonwealth et en décembre de la même année, membre des Nations Unies.

�13 décembre 1974 : Adoption d’une Constitution républicaine.

�1981 : Adoption du principe de neutralité.

�Juillet 1990 : Candidature pour intégrer la Communauté Economique Européenne. Le parti nationaliste est au pouvoir depuis 1987, après 16 ans d’opposition.

�27 octobre 1996 : Le parti travailliste, partisan de la neutralité de l’île, remporte les élections législatives et "gèle" la demande d’adhésion.

�Septembre 1998 : M. Edward Fenech Adami (Parti nationaliste) devient Premier ministre. La demande d’adhésion à l’Union européenne est relancée.

�8 mars 2003 : Le référendum sur l’adhésion à l’Union européenne recueille 53,6% de votes favorables à Malte.

�12 avril 2003 : Le Parti nationaliste d’Edward Fenech obtient 51,7% des suffrages contre 47,6% pour le Parti travailliste aux élections législatives.

�16 avril 2003 : Signature du traité d’adhésion à l’Union européenne pour les dix nouveaux membres.

�14 juin 2003 : Elections européennes. De tous les pays de l’Union européenne, Malte enregistre le plus fort taux de participation avec 82%.

�24 mars 2004 : M. Lawrence Gonzi devient Premier ministre (Parti nationaliste).

�4 avril 2004 : M. Edward Fenech Adami est élu Président par le Parlement.

�1er mai 2004 : Malte devient membre de l’Union européenne à 25.

�21 décembre 2007 : Entrée de Malte dans l’espace Schengen (levées des contrôles terrestres et maritimes).

�1er janvier 2008 : Adoption de l’euro, monnaie unique européenne.

�8 Mars 2008 : M. Lawrence Gonzi est réélu Premier Ministre (Parti Nationaliste)

�30 mars 2008 : Espace Schengen (Levée des contrôles aériens).

�4 avril 2009 : Election de Dr. George ABELA



Chronologie des Grands Maîtres de Malte


Philippe Villiers de l’Isle-Adam (1521-1534)

�Au moment de la cession de Malte à l’Ordre de Saint Jean de Jérusalem, le Grand Maître était un Français et probablement le plus remarquable chef que les Hospitaliers aient jamais eu. Il s’installa à Birgu avec ses chevaliers et la fortifia en construisant un rempart. Puis il réorganisa l’administration pour asseoir son pouvoir sur l’île.

Pietro del Ponte (1534 – 1536)

�Ce Piémontais aux manières austères et à la sévère discipline prit part à une expédition victorieuse de Charles Quint contre Tunis. La participation de l’Ordre fut de 3 galères, 18 vaisseaux légers et pas moins de 2000 hommes. Il ne resta pas suffisamment longtemps au pouvoir pour introduire des changements dans l’administration.

Didier de Saint Jaille (1535 – 1536)

�La bravoure de ce Français au siège de Rhodes le hissa en haut de la hiérarchie de l’Ordre. C’est sous son gouvernement qu’une expédition fut victorieusement menée avec 700 Maltais et Calabrais ainsi que 150 chevaliers pour détruire le fort de El Haid à côté de tripoli.

Juan d’Omedes (1536 - 1553)

�Aragonais cupide et ambitieux, il était également connu pour sa cruauté. Il s’évertua à diminuer le pouvoir de l’Universitas, siège historique du pouvoir et de la noblesse maltaise. En représailles à plusieurs entreprises désastreuses menées en Afrique, le corsaire Dragut débarqua à Gozo et déporta tous les habitants de l’île comme esclaves.

Claude de la Sengle (1553 – 1557)

�Ce chevalier français était ambassadeur de l’Ordre auprès du Pape Jules III lorsqu’il fut élu Grand Maître. Suivant l’exemple de ses prédécesseurs, il priva les insulaires de leur pouvoir sur la milice pour le transférer aux chevaliers et leur imposa de nouvelles taxes. Il renforça également les défenses de l’île et notamment les fortifications de Birgu pour résister aux Turcs.

Jean de la Valette (1557 – 1568)

�Ce Français de Provence était déterminé à consolider le pouvoir de l’Ordre sur l’île. Tout d’abord il réduisit au silence de manière impitoyable tout opposition maltaise puis il priva l’Universitas de nombreux droits. Puis il se détacha progressivement de la tutelle de l’Espagne et du Royaume de Sicile. La Valette refusa également par deux fois l’établissement de tribunaux inquisitoriaux par l’Eglise. Le 18 mai 1565, l’armée turque débarque à Malte avec plus 138 galères et 40.000 hommes. Elle assiège l’île pendant près de quatre mois puis disparaît le 6 septembre. Auréolé par cette victoire, La Valette fit construire une forteresse sur le mont Sceberras et lui donna son nom : Valletta.

Pietro del Monte (1568 – 1572)

�Cet Italien continua le projet d’une nouvelle cité décidé par La Vallette. Il déplaça le siège de l’Ordre de Birgu à la Vallette et lança la construction du Palais des Grands Maîtres. Il participa également à une expédition victorieuse menée par une coalition chrétienne contre les Turcs.

Jean l’Evesque de la Cassière (1572 – 1581)

�Devant faire face à la double nécessité de continuer le chantier de la cité et de pourvoir à la défense de l’île face aux Turcs, ce Français très austère créa de nouveaux impôts et emprunta en hypothéquant certains biens de l’Ordre. Lorsque les relations avec le Saint Siège revinrent à la normale, un tribunal de l’inquisition fut installé sur l’île. Contesté par d’autres chevaliers il fut néanmoins soutenu par le Pape jusqu’à la fin.

Hugues Loubenx de Verdalle (1582 – 1595)

�Ce Français continua l’œuvre de fortification et de centralisation du pouvoir de ses prédécesseurs. Il édicta des lois pour la sécurité publique, la protection de l’agriculture et montra son intérêt pour l’éducation en établissant un collège de Jésuites à La Vallette. Il reconstruisit également le pavillon de chasse de Boschetto qui est aujourd’hui la résidence d’été du Président de la République de Malte.

Martin Garzes (1595 – 1601)

�Aragonais, il eut les faveurs de Philippe II d’Espagne qui pourvut Malte en grain afin de faire cesser les récentes famines. Il développa les capacités industrielles et commerciales de La Vallette tout en accordant des privilèges à Notabile afin d’éviter son dépeuplement.

Alof de Wignacourt (1601 – 1622)

�Afin de mettre fin aux abus, ce Français réglementa l’activité des corsaires en leur interdisant d’attaquer des vaisseaux chrétiens et en leur imposant de reverser 10% de leur butin à l’Ordre. Il créa le « Mont de la rédemption », une institution prenant soin des pauvres qui s’enrichit grâce aux lègues.

Luis Mendes de Vasconcellos (1622 – 1623)

�Durant son court règne, ce Castillan s’opposa à l’Eglise qui voulut asseoir son pouvoir dans l’île.

Antoine de Paule (1623 – 1636)

�La même année où fut élu ce Grand Maître de nationalité française, le Pape Urbain VIII succéda prit la tête du pontificat. Le nouveau Pontife institua une commission à Rome chargée de contrôler les affaires de Malte qui commença à s’opposer avec l’Ordre. Le roi d’Espagne intervint dans la dispute pour rétablir la paix entre l’Ordre et le Saint-Siège. Il se construisit un palais en dehors de la cité, le Palais Saint-Antoine, qui est aujourd’hui la résidence officielle du Président de la République de Malte.

Jean-Paul Lascaris Castellar (1636 – 1657)

�En dépit des temps difficiles liés à la guerre Franco-espagnole, ce Grand Maître de Provence continua l’érection de La Vallette, établit la bibliothèque publique, réorganisa l’armée et promulgua diverses lois dans différents domaines.

Martin de Redin (1657 – 1660)

�Bien que sujet à aucune alarme d’invasion, cet Aragonais renforça la défense des côtes en faisant construire treize tours de guet et en les fournissant avec une garnison. Il vit également la fin de la guerre entre la France et l’Espagne qui mettait Malte dans une position difficile en tant qu’Etat neutre.

Annet de Clermont de Chattes Gessan (1660)

�Durant les quelques mois de son gouvernement, cet Auvergnat s’efforça de profiter de la paix entre la France et l’Espagne et de préserver la neutralité de Malte contre certains hommes de guerre.

Raphael Cotoner (1660 – 1663)

�Outre les nombreuses victoires militaires sur les Turcs, cet Espagnol laissa également sa marque dans la bonne administration de l’île. Il contribua à l’expansion de l’infirmerie, en fit l’une des plus grandes d’Europe et la modernisa.

Nicholas Cotoner (1663 – 1680)

�Frère du précédent Grand Maître, désiré par personne mais élu par tous, il fut néanmoins à la hauteur de ses ambitions : il fortifia les trois cités, éleva le quai du Grand Port, institua une école d’anatomie et de chirurgie et leva de nouveaux impôts pour mener à bien ses projets. Il participa en outre à de victorieuses expéditions contre les corsaires.

Gregorio Carafa de Roccella (1680 – 1690)

�L’élection de Carafa eut lieu au milieu de la guerre entre l’Autriche et la Turquie. Bien que Malte ne soit pas directement impliquée dans cette guerre, son assistance navale prouva que Malte restait une des plus grandes puissances maritimes de la Méditerranée.

Adrien de Wignacourt (1690 – 1697)

�Neveu du Grand Maître Alof de Wignacourt, il débuta son règne par un geste de magnanimité en attribuant une pension aux orphelins et veuves de Maltais tombés au combat durant l’office de son prédécesseur. Il réorganisa également la marine, modernisa les vaisseaux et construisit un chantier naval pour la production de galères.

Ramon Perellos y Roccaful (1697 – 1720)

�Tout en continuant à dépouiller l’Univeristà de ses dernières prérogatives, il participa au développement du commerce de l’île en construisant de grands entrepôts et promulguant des lois sur le commerce. Il contribua également à la culture en embellissant l’église St John et fit venir douze tapisseries de la manufacture des Gobelins.

Marcantonio Zondadari (1720 – 1722)

�De langue d’Italie, ce noble de Sienne fut très respectueux envers les Maltais. Il montra sa confiance envers l’Università en leur offrant un siège à La Vallette et en l’autorisant à lever des impôts sur le vin, la viande et d’autres biens.

Antonio Manoel de Vilhena (1722 – 1736)

�Ce noble portugais de langue de Castille, gravit les échelons de la hiérarchie de l’Ordre par sa diligence et son travail. Lorsque Manoel devint Grand Maître, une invasion turque se préparait. Il prépara la défense de l’île et lorsque la flotte turque arriva, réussit à négocier un traité de paix avec l’Ordre.

Raimondo Despuig (1736 – 1741)

�Catalan, il était le neveu de Raphael et Nicolas Cotoner. Il jouit d’une relative période de paix et de stabilité avec le monde musulman. Profitant de cette accalmie, il essaya de régler les affaires internes à l’Ordre. Il vit également l’élection d’un nouveau Pontife, Benoît XIV, qui était favorable à l’Ordre et accorda des privilèges à Malte.

Emanuel Pinto de Fonseca (1741 – 1773)

�Ce Portugais passa son enfance à Malte et fut considéré par les Maltais comme un compatriote et non comme un étranger. En 1749, il échappa à un attentat organisé par le Pasha Mustapha de Rhodes qui voulait l’assassiner et prendre possession de Malte pour le compte du Sultan de Turquie. Considéré comme un despote éclairé, il construisit l’université, le tribunal et mena divers travaux d’intérêt public.

Francisco Ximenes de Texada (1773 – 1775)

�L’élection de cet Aragonais était attendue comme signe d’une réforme libérale. Malheureusement, sitôt élu, Ximenes réduisit les salaires, augmenta le prix du blé et certaines impositions. En 1775, il réprima dans le sang une révolte des prêtres à qui il avait pourtant promis la liberté en échange de leur reddition.

Emmanuel de Rohan Polduc (1775 – 1797)

�Ce Français débuta son gouvernement par des marques de générosité : libération de prisonniers politiques, pardon des déserteurs de galères et dons à diverses œuvres de charité. Cependant en 1792, l’Ordre fut supprimé en France et les guerres se déclenchèrent dans les pays où l’Ordre possédait des biens. Ce dernier fut donc obligé d’emprunter à des taux élevés et de se rapprocher de la Russie.

Ferdinand Von Hompesch (1797 -1798)

�De langue de Bavière, Hompesch était apprécié par le peuple mais dénué de la fermeté et de la compétence que la période nécessitait. Le 9 juin 1798, en route pour la campagne d’Egypte, Napoléon demanda la permission d’entrer dans le port avec ses navires. L’Ordre fidèle à sa neutralité refusa l’accès. Le lendemain, les troupes françaises débarquèrent en divers points de l’île et après une faible résistance l’Ordre se rendit. Après avoir ratifié la capitulation, Hompesch partit à Trieste puis à Montpellier où il mourut le 12 mai 1805.

Tsar Paul I (1799 – 1801)

�Après avoir perdu la plupart de ses revenus et avec l’isolement de son Grand Maître, l’Ordre risquait de perdre son identité et de se dissoudre. Cependant, le Tsar Paul I offrit à l’Ordre un abris et une sécurité financière. En dépit du schisme, un groupe de chevaliers se réunit en 1798 pour élire le Tsar Paul I qui mourut néanmoins le 24 mars 1801.

Giovanni Battista Tommasi (1803 – 1805)

�Le souverain conseil institué par le Tsar Paul I demanda au Pape de choisir un Grand Maître parmi une liste de chevaliers proposés. C’est ainsi que fut choisi Giovanni Battista Tommasi qui s’installa en Sicile en attendant de pouvoir reconstruire l’Ordre sur Malte. Malheureusement les Anglais décidèrent de rester sur l’île.

Giovanni Battista Ceschi a Santa Croce (1879 – 1905)

�Après le décès de Tommasi, l’Ordre resta sans Grand Maître durant plus de 70 ans dû aux difficultés qu’il rencontrait. Ce n’est qu’en 1879 que le Pape Léon XIII désigna Ceschi a Santa Croce qui s’efforça de réorganiser l’administration de l’Ordre et de restaurer son rôle d’œuvre de charité.

Galeazzo Von Thun und Hohenstein (1905 – 1931)

�Aussi pieu que son prédécesseur, Von Thun und Hohenstein continua son œuvre humanitaire en temps de paix et de guerre.

Ludovico Chigi Albani della Rovere (1931 – 1951)

�Malgré les temps difficiles que vécut l’Europe, les activités de l’Ordre ne diminuèrent pas. Au contraire, les avions et les ambulances marqués de la croix au huit pointes se portèrent sur les champs de bataille ainsi qu’en Erythrée, au Soudan et au Niger.

Angelo de Mojana (1962 – 1988)

�Après avoir été mis sous tutelle de l’Eglise, les chevaliers élirent un nouveau Grand Maître en 1962 : Angelo de Mojana. Il eut à cœur de réorganiser l’Ordre et de moderniser ses institutions.

Andrew Bertie (1988 – 2008)

Matthew Festing (2008 - )

�Actuel Grand Maître de l’Ordre

Dernière modification : 18/07/2012

Haut de page