La France fête le 10 mai 2011 le dixième anniversaire de la Loi du 21 mai 2001 par laquelle elle est le premier Etat au monde à reconnaitre l’esclavage et la traite comme un crime contre l’humanité

A l’occasion de la Sixième journée nationale des mémoires de la traite, de l’esclavage et de leurs abolitions ,une cérémonie, en présence du Président de la République, est organisée en France, qui marque l’engagement de la France en faveur de la promotion et de la protection des droits de l’homme partout dans le monde, et appelle à la ratification universelle du Protocole additionnel à la convention de Palerme qui vise à prévenir, réprimer et punir la traite des êtres humains.

C’est par le décret du 27 avril 1848 signé sous la deuxième république par le Gouvernement provisoire sous impulsion, notamment, de Victor Schoelcher, que la France a aboli l’esclavage dans les colonies françaises. Les premières célébrations officielles touchant à l’esclavage et à la traite furent celles de cette décision.

A Malte, cette abolition avait eu lieu quelques années auparavant, sur décision de Bonaparte, prise le 15 juin 1798.

La Loi du 21 mai 2001 qui, à l’unanimité, reconnait l’esclavage et la traite comme un crime contre l’humanité, va créer Le « Comité pour la mémoire de l’esclavage », composé de « personnalités qualifiées, parmi lesquelles des représentants d’associations défendant la mémoire des esclaves » www.comite-memoire-esclavage.fr

Ce comité sera chargé de « proposer, sur l’ensemble du territoire national, des lieux et des actions qui garantissent la pérennité de la mémoire de ce crime à travers les générations », se donnant comme objectifs de « rappeler à la France qu’elle participa à la traite et à l’esclavage, inscrire symboliquement l’abolition dans le calendrier officiel des célébrations nationales, inviter l’ensemble des citoyens de la République française à se pencher chaque année solennellement sur cette page douloureuse de son histoire, en favorisant à cette occasion la plus large diffusion d’un récit partagé".

Le 30 janvier 2006, le Président de la République française retint la date du 10 mai.

« Le 10 mai (…) met l’accent sur le passé et le présent, la lutte contre la servitude pour bâtir ensemble un monde, un avenir plus juste. Il permet de prendre en compte la globalité du fait esclavagiste et ses multiples facettes. Il constitue l’aboutissement d’un mouvement et d’une réflexion large et internationale sur les effets de la traite et de l’esclavage ».

Comité pour la mémoire de l’esclavage

http://www.assemblee-nationale.fr/histoire/esclavage/abolition.asp

http://www.comite-memoire-esclavage.fr/inventaire/historique.html

Dernière modification : 09/05/2011

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