Langues

- Langue nationale de la république maltaise, le maltais partage avec l’anglais le statut de langue officiel sur l’archipel mais la constitution maltaise précise (dans son article 5) que le maltais est la seule langue nationale.

- L’italien est par ailleurs largement pratiqué, du fait de liens historiques, maintenus par l’omniprésence de la télévision italienne dans les foyers. Le français est, avec l’italien, la langue la plus apprise dans l’enseignement secondaire.

- Ecrite de nos jours en caractères latins, le maltais se rattache à la famille arabe, et plus précisément au groupe des dialectes arabes d’Afrique du Nord.

- Attesté depuis le IXe siècle, et peut-être même avant, le maltais n’a laissé que très peu de documents écrits avant le XIXe siècle. C’est à partir de la colonisation britannique au XIXe siècle qu’un enseignement formalisé du maltais voit le jour, s’accompagnant de la publication de grammaires, dictionnaires et d’une production littéraire qui s’est largement étoffée depuis l’indépendance de l’archipel au début des années 1960.

- La poésie est un des genres privilégiés de la littérature maltaise. Il existe une tradition poétique orale et populaire, dont les singularités ont retenu l’attention des ethnologues. Parallèlement, et comme ailleurs en Europe, le XIXe siècle maltais a vu l’éclosion de toute une génération de poètes, chantres et hérauts de leur langue nationale. A ce courant littéraire peut être rattaché Dun Karm, né en 1871, puisqu’il s’est acquis le titre de poète national de Malte.

- La traduction de grandes œuvres romanesques comme Robin Crusoë a été à l’origine de la naissance du genre narratif maltais. Puis, ce furent de grands romans historiques en langue originale maltaise, auxquels l’histoire mouvementée de l’archipel offrait ample matière. Inez Farruġ de V. Caruana en est un bon exemple.

- Parallèlement, la réflexion sociale, inspirée de l’expérience des romans naturalistes et véristes, a également marqué la prose maltaise : Ulied in-nanna venut fl Amerka de Ġwann Mamo, en est un roman emblématique, analysant l’expérience de l’émigration, si commune pour les Maltais jusqu’à une époque récente.

- En se démarquant de cet héritage littéraire, les romanciers maltais actuels ont toutefois tendance à privilégier la forme courte, et les nouvelles sont un genre de plus en plus apprécié, qu’illustrent, par exemple, les recueils de Trevor Zahra.

- Enfin, la langue italienne a longtemps occupé une place prépondérante sur les scènes de l’archipel, mais un auteur comme Francis Ebejer a su donné, dans la deuxième moitié du XXe siècle, sa véritable place au théâtre de langue maltaise.

- Il convient aussi de citer le nom de Ġuże Aquilina : son rôle dans l’étude de la langue maltaise a été décisif et son dictionnaire sert sans conteste de point de référence pour tous ceux qui portent intérêt au maltais.

Collections en libre accès à la Bibliothèque nationale de France

Bibliothèque de recherche (Rez-de-jardin) : salle W
Les collections en accès libre sont réparties, au sein de l’ensemble arabe, sous deux cotes :

492.772 : Langue arabe – dialecte maltais
Cette cote rassemble les grammaires, dictionnaires et études linguistiques sur le parler maltais, principalement en français et en anglais.

MT 892.7 et suiv : Littérature maltaise
On y trouve anthologies, romans, poésies et quelques pièces de théâtre, du XIXe siècle à nos jours, choisis parmi les œuvres les plus représentatives de la culture maltaise.

Cette sélection est limitée à terme à une centaine de volumes.

Source : Bibliothèque nationale de France

Dernière modification : 18/07/2012

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